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| no: 602-12
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Dossier de presse - Communiqué de presse - La mémoire de la pierre réaménagement de la Place d’Armes - Groupe IBI-CHBA (Lemay) et Direction des grands parcs et du verdissement, Ville de Montréal

La mémoire de la pierre réaménagement de la Place d’Armes

Montréal, Canada

Groupe IBI-CHBA (Lemay) et Direction des grands parcs et du verdissement, Ville de Montréal


Montréal, Canada, 31-01-2013 - Témoin privilégié de l'histoire de Ville-Marie, de son berceau à son ascension comme centre économique du Canada, la Place d’Armes porte l’identité montréalaise. Ancré dans le temps présent, son réaménagement est bien plus qu’une mise à jour des qualités exceptionnelles du site. La nouvelle composition voit à la réinterprétation contemporaine du lieu comme espace historique et significatif de représentation et de rassemblement.

Le déploiement d’une place publique de façade à façade, dont la mosaïque au sol anime, révèle et définit habilement les nouvelles frontières et la mémoire du lieu, met en valeur la riche histoire de Montréal tout en affirmant son caractère unique, résolument tourné vers l’avenir.

HISTORIQUE
Deuxième plus ancien lieu public de Montréal, la place d’Armes, surnommée alors place de la Fabrique, est aménagée en 1693 à l’initiative des Sulpiciens. Longtemps considéré comme le cœur vital de Montréal, la Place, située au centre de l’Arrondissement historique du Vieux-Montréal, constitue aujourd’hui un des lieux historiques et identitaires les plus significatifs de la métropole. Cette valeur s’appuie d’abord sur l’important rôle civique qu’a joué la Place comme principal théâtre de la vie sociale et économique de la ville jusqu’au XXe siècle. Elle repose également sur la grande qualité du patrimoine architecturale du cadre bâti qui la ceinture et la richesse des vestiges archéologiques présents.

RASSEMBLEMENTS
Important lieu de commémoration de la fondation de Montréal, la place d’Armes possède une valeur symbolique exceptionnelle pour les montréalais, le lieu de rassemblement et de représentation des plus significatif de Montréal. Le sens du lieu de la Place réside dans cette richesse historique de plus de trois cents ans d’événements religieux, politiques et populaires.

LA MÉMOIRE DE LA PIERRE
L’idée maîtresse de l’aménagement de la Place s’articule autour de la notion de « mémoire de la pierre ». Elle s’appuie sur la mise en valeur des monuments et des bâtiments présents ainsi que sur la reconnaissance des vestiges archéologiques qui l’occupent. Elle prend aussi forme et s’exprime à travers son pavage par un fractionnement de la surface du site en mosaïque de pavés de granits. Jadis foulés par les passants et prêts à capter les passages à venir, des fragments de pierre récupérés sur le site sont assemblés avec de nouvelles pierres.

COMMÉMORATION
Plusieurs interventions archéologiques d’envergure ont été entreprises préalablement aux travaux d’aménagement. Elles ont permis la mise au jour des fondations de la première église Notre-Dame et de son cimetière. Afin de souligner la présence de cette ancienne église paroissiale ainsi que du puits Gadois qui y faisait face, première source d’eau potable de Montréal, un marquage au sol permet de commémorer ces deux témoins importants du 17e et du 18e siècle. Ce pavage distinct reporte l’endroit au moment de sa fondation et positionne l’importance accordée à la participation des Sulpiciens au développement de la ville.

MONUMENT DE MAISONNEUVE
Entièrement restauré dans le cadre du projet de réaménagement de la place d’Armes, le Monument à la mémoire de Paul de Chomedey, sieur de Maisonneuve, est une œuvre spectaculaire du sculpteur québécois Louis-Philippe Hébert et des architectes Mesnard et Venne réalisée en 1895. Cette pièce majeure de la collection d’art public de la Ville de Montréal sied en plein cœur de la Place et est perçue comme un élément focal, un symbole identitaire duquel émergent les chroniques du lieu. Réminiscence du patrimoine immatériel de la Place, le monument participe activement à la mémoire du fondateur de Montréal dont on souligne en 2012 le 400e anniversaire de naissance.

LES VESPASIENNES
Les vespasiennes, œuvre du réputé architecte montréalais Jean-Omer Marchand construites en 1931, sont considérées comme un témoin significatif de l’histoire de Montréal rappelant les politiques constructives et sociales du maire de l’époque Camilien Houde. Ces deux fosses d’accès aux équipements sanitaires ont cependant été obstruées en 1980 lors de la désaffectation des vespasiennes. La dalle de béton sur le sol ainsi que les murs structuraux intérieurs ont été restaurés advenant la réouverture éventuelle de ces espaces souterrains.
Une immense banquette de bois recouvre aujourd’hui l’entrée des vespasiennes de manière discrète et intégrée. Munie d’un mécanisme automatique, elle s’ouvre pour donner accès aux espaces souterrains. La banquette suggère une appropriation libre et ludique de l’espace, où jeunes et moins jeunes s’y arrêtent, le temps d’une pose.

RUES CONVIVIALES
Aujourd’hui, la place renoue avec sa véritable vocation d’accueil et d’échange qui définissait jadis ce lieu, tout en révélant les éléments qui l’ont façonnée. L’expression de la mémoire du lieu redéfinit la hiérarchie viaire en marquant une pause, au cœur du Vieux-Montréal. Sans éliminer les voies de circulation, le traitement du sol entourant la place s’uniformise avec celui des rues adjacentes. Le tapis de la place s’étend d’une façade à l’autre, entre les rues Saint-François-Xavier et Saint-Sulpice, rejoignant ainsi l’ensemble des bâtiments significatifs. Devant la basilique, la projection du parvis s’impose en estompant les « coutures », seules deux rangées de bollards définissent l’espace rue. Sur les autres voies un léger ourlet, en guise de bordure, interrompt le pavage continu pour orienter les déplacements des véhicules et ceux, plus aléatoires, des piétons. La réalisation d’un tel aménagement favorise une libre appropriation de l’espace par les piétons tout en assurant une cohabitation harmonieuse avec les automobiles et définit la Place en tant qu’espace urbain central et structurant.

RÉCUPÉRATION
Le réaménagement de la Place prend le parti de la conservation et la mise en valeur de plusieurs éléments d’origine qui ont façonnés la Place. À cet effet, les pavés de granit ‘Dark Grey’ qui composaient autrefois les caissons de plantation ont été réutilisés dans le nouveau tapis de pavage, tout comme les pavés de granit incrustés de fleurs de lys en bronze qui occupaient le site dans les aménagements de 1960 réalisés par Edwin J. Skapsts. Une fontaine à boire faite de granit composée de quatre mécanismes d’action de jet d’eau, issue de l’aménagement de 1960, a été restaurée pour faire partie du nouvel aménagement de la Place.

TRANSPLANTATION ET NOUVELLE VÉGÉTATION
Plantés en 1960 lors du réaménagement complet pour moderniser la Place, dix-huit marronniers de l’Ohio, quatre tilleuls à petites feuilles et deux frênes de Pennsylvanie encadraient la place. Ayant atteint des dimensions dépassant l’effet filtrant recherché lors de la conception initiale, ces arbres ont été déplacés dans le parc Maisonneuve afin d’en assurer la conservation.
Aujourd’hui, la trame végétale distingue le cœur de la place du réseau viaire qui l’entoure. Interrompant les alignements, elle présente une plantation plus mobile qui s’inscrit dans le canevas fragmenté de la mosaïque.

MOBILIER URBAIN
Au gré des jours, la diversité de leurs mouvements inspire la nature généreuse et unificatrice du mobilier. Interprétation du mobilier typique du Vieux-Montréal, la place offre un banc collectif dont l’organisation spatiale évoque le rassemblement. L’éclairage met en scène les bâtiments de l’enceinte, il varie selon les événements et les saisons.

LA CADENCE DES LIEUX
Intrinsèques à la place, les gens participent à la mise en scène du lieu au même titre que le mobilier, l’éclairage et la végétation. Composantes mobiles, ils reflètent la cadence du lieu parfois fébrile, parfois paisible. La place reconquiert ainsi sa vocation d’accueil et d’échanges. On s’y promène, on y découvre un grand pan de l’histoire montréalaise, on y admire son enceinte bâtie et on y rencontre les autres.

PARTICULARITÉS ET DÉFIS
• Site faisant partie de l’Arrondissement historique du Vieux-Montréal, soumis à de nombreuses contraintes d’aménagement et approbations.
• Site sensible situé au cœur du plus ancien patrimoine historique.
• Aménagement de la Place en «zone partagée», un concept novateur à Montréal, ce qui requiert beaucoup de recherche, d’approbations et de discussions.
• Cohabitation de nombreux modes de déplacements (piétons, cyclistes, calèches, autobus, taxis, voitures, etc.).
• Fouilles archéologiques et mise en valeur de deux des vestiges : puits Gadois et ancienne église Notre-Dame.
• Restauration et mise en valeur du monument central et de son bassin.
• Rénovation partielle des anciennes vespasiennes dans l’optique d’une réutilisation future, sans en altérer l’intégrité patrimoniale avant de savoir quel serait l’usage subséquent.
• Mise en lumière de la place, en complémentarité de celle de bâtiments avoisinants.

INFORMATION
Inauguration : Septembre 2011
Emplacement : Vieux-Montréal, en face de la Basilique Notre-Dame, Montréal, Canada

Conception :
Direction des grands parcs et verdissement, Ville de Montréal
Robert Desjardins, architecte paysagiste
Luu Nguyen, architecte paysagiste
Groupe IBI-CHBA
Aurèle Cardinal, architecte
Marie-Claude Séguin, architecte paysagiste
François Rioux, architecte design urbain
Joanne Godin, architecte
Marie-Eve Parent, architecte paysagiste
Jean-Philippe André, architecte paysagiste

Autres consultants :
Les Services EXP
Morelli Designers
Éclairage Public
Luc Nadeau, ingénieur forestier
Lafontaine Soucy, architectes
Luce Lafontaine, architecte
Jonathan Cha, urbanologue
Claude Cormier et Associés

Crédit des photos: Isabelle Messier-Moreau, Kathia Leduc, Bao Chau Nguyen, Bernard Lewy-Bertaut, Martine Lessard, Isabelle Giasson, Benoit Goudreault

Client: Ville de Montréal et Gouvernement du Québec

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