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Dossier de presse - Communiqué de presse - Un musée canadien dans une église - Provencher_Roy

Un musée canadien dans une église

Montréal, Canada

Provencher_Roy


Montréal, Canada, 05-11-2012 - Avec la construction du nouveau pavillon d’art québécois et canadien Claire et Marc Bourgie du Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM), les architectes de Provencher Roy + Associés signent une remarquable reconversion d’une église patrimoniale. À une époque où la conservation du patrimoine religieux représente un défi dans le monde entier, cette intervention architecturale est un modèle exemplaire du genre. Elle a été saluée par le 2010 Canadian Architect Awards of Merit, le Grand Prix du design 2011 et le Prix d’excellence 2011 de l’Institut de développement urbain du Québec qui, lors de la remise du prix, a tenu à féliciter la firme Provencher Roy + Associés Architectes pour « sa réflexion architecturale poussée à l’égard de ce projet, son intégration urbaine exceptionnelle et son design conjuguant le passé et le futur. » En 2012, le pavillon s’est mérité le prix d’intégration architecturale par Opération Patrimoine architectural de Montréal.

À côté de la restauration de l’ancienne église Erskine and American, transformée en salle de concert de 444 places, l’annexe, à l’arrière, a été intégralement reconstruite pour faire place au nouveau pavillon d’art du MBAM, de facture contemporaine.
« La complexité du projet était de réaliser un bâtiment capable de mettre en scène les collections d’art québécois et canadien, tout en établissant un triple dialogue, avec l’église, avec les autres pavillons du musée et avec la ville », explique Claude Provencher, associé fondateur de Provencher Roy + Associés Architectes.

La restauration de l’église Erskine and American
Construite à la fin du XIXe siècle en empruntant le caractère massif du style néo-roman de la Trinity Church de Boston, l’église Erskine and American revêt une importance patrimoniale importante, non seulement pour son architecture, mais aussi pour son histoire et sa contribution au paysage urbain de Montréal. Témoin de la montée en puissance de l’élite montréalaise protestante d’origine écossaise et d’une époque où le quartier du « Golden Square Mile » concentrait 70% de la richesse canadienne, cet édifice, fait de pierres pierre calcaire et d’insertions de grès de Miramichi, offre une façade texturée originale et un dôme de style byzantin témoignant de la richesse architecturale montréalaise. En outre, les 20 vitraux Tiffany qui habillent les façades latérales constituent la collection la plus importante du genre au Canada.

Les architectes de Provencher Roy + Associés, respectant les recommandations de Jean-Claude Marsan (membre de la commission des lieux et monuments historiques du Canada et directeur du groupe de recherche en conservation de l’environnement bâti de l’École d’Architecture de l’Université de Montréal), ont réalisé une restauration minutieuse de l’enveloppe de l’église. Certaines parties trop endommagées ont même été entièrement resculptées. Les 146 vitraux (dont les 20 Tiffany) ont été démontés, restaurés et replacés derrière des panneaux de verre assurant l’étanchéité de l’édifice. À l’intérieur, le plafond de plâtre et les moulures ont été entièrement restaurés, ainsi que les ouvrages de menuiseries agrémentant la nef.

Dialogues architecturaux
Grâce à sa sobriété et sa perméabilité, le nouveau pavillon d’art québécois et canadien Claire et Marc Bourgie établit un dialogue naturel avec la ville. Quel que soit le niveau auquel on se place, des ouvertures vitrées permettent de voir la ville et, notamment en contrebas, le Jardins des sculptures du Musée, cette bande d’exposition d’œuvres d’art public qui longe le Musée. En outre, la verrière du sommet de l’édifice offre un lien visuel fort avec le Mont Royal, élément emblématique de l’identité de Montréal.

Un autre dialogue est celui qui s’établit avec l’église. Le nouveau pavillon ne fait pas que partager son entrée et ses espaces d’accueil avec l’ancien édifice religieux. Il en évoque aussi l’esprit, autant dans son élévation, prolongée par une ouverture vers le ciel, que par la présence d’alcôves subtilement dessinées autour des espaces d’exposition.

Pour parachever l’intégration du pavillon dans son environnement, les architectes ont choisi de relier celui-ci aux autres pavillons du Musée, autant physiquement que métaphoriquement parlant. D’abord, l’entrée en sous-sol est connectée au réseau sous terrain du MBAM, grâce à un corridor qui passe sous la rue Sherbrooke et qui rejoint le pavillon Jean-Noël Desmarais. Ce passage souterrain de 45 mètres de long devient même un espace d’introduction au nouveau pavillon, en accueillant les œuvres monumentales d’artistes québécois, comme le Canot à glace de Riopelle. Outre ce lien physique, le pavillon Bourgie s’intègre symboliquement dans le reste du complexe muséal par une réinterprétation du marbre blanc utilisé pour les façades des pavillons Michal et Renata Hornstein de 1912 et Jean-Noël Desmarais de 1991. Les architectes ont enveloppé le nouveau pavillon d’un mur de marbre venant de la même carrière du Vermont que celui de ses deux prédécesseurs, en reproduisant l’image du matériau dans son état d’origine, avec le dessin de ses veines courant le long de la façade. « On voulait donner le sentiment que les espaces d’exposition avaient été sculptés dans un gigantesque bloc de marbre de 4 étages de haut », raconte Matthieu Geoffrion, chargé du projet du pavillon Bourgie.

L’architecture au service des arts
Comme le précise Claude Provencher, « un musée réussi est un espace qui invite à une expérience sensorielle capable de transporter le visiteur dans un univers inédit ».
Les architectes ont donc opté pour un crescendo d’expériences, allant du sous-sol au 4eme étage du nouveau pavillon. Pour entamer cette ascension expérientielle, les concepteurs ont fait creuser sous le plancher de l’église pour y aménager une entrée du pavillon et les espaces de service (billetterie, foyer, toilettes…). Derrière, ce sont cinq niveaux qui proposent une scénographie chronologique, allant de la période du Refus global et de son héritage à l’art inuit, en passant par l’époque coloniale et celle des salons du XIXeme siècle. Au fur et à mesure que l’on remonte dans le temps et que l’on s’élève physiquement, l’intensité de la lumière naturelle se fait plus présente, pour finir en apothéose, avec la verrière panoramique du dernier étage.

Lien entre le clair obscur du sous-sol et l’illumination du haut de l’édifice, l’escalier central permet ce crescendo de lumière (malgré l’éclairage modéré qui est imposé dans la majorité des salles d’exposition pour la conservation des œuvres), en s’autorisant des percées visuelles de plus en plus importantes sur l’extérieur. Au 3eme niveau, une baie vitrée donne sur une terrasse extérieure où est installée la nouvelle œuvre de Dominique Blain. Outre la place qu’elle laisse à la lumière, la verrière du dernier niveau a une valeur figurative. Sa forme évoquant une construction de glace à l’instar d’un igloo, elle établit un lien symbolique avec les œuvres inuit qui sont exposées en dessous.

Un agrandissement plébiscité par le public
Attestant la fidélité de publics sans cesse élargis, le nombre de visiteurs du « Musée réinventé » a atteint des sommets inégalés dans son histoire avec une croissance de 36% en une année. Cette hausse spectaculaire en fait le musée le plus visité au Québec et le second au Canada après le Royal Ontario Museum de Toronto.

À propos de Provencher Roy + Associés Architectes
Provencher Roy + Associés Architectes est l’une des firmes d’architecture les plus importantes au Canada regroupant des unités d’affaires en architecture, en programmation architecturale, en urbanisme, en développement durable et en aménagement intérieur. Le champ d’expertise de la firme montréalaise dépasse ainsi largement le domaine de l’architecture pour s’étendre, comme l’a écrit le professeur et ancien directeur de l’École d’architecture de l’Université de Montréal, Georges Adamczyk, « du simple service à la recherche d’innovation, du plan d’ensemble urbain au dessin détaillé d’un édifice, de la réhabilitation de bâtiments à l’invention de nouvelles typologies, du travail en partenariat à l’architecture d’auteur, de l’intervention de proximité au projet
multinational
».

Expérience internationale
Depuis 1983, la firme a collaboré à plus de 30 mandats sur la scène internationale incluant des projets en architecture, des plans d’ensemble, des concours et des études de faisabilité. Ces projets ont été développés pour la Chine, l’Inde, les Émirats arabes, le Maroc et le Sénégal et Haïti.

Soucieuse de respecter dans sa pratique autant les besoins de ses clients, des usagers que du public, la firme montréalaise s’est toujours engagée envers une architecture impliquée. L’importance accordée au contexte urbain, social et culturel de ses réalisations l’a amené à concevoir des projets mariant délicatement l’ancien et le nouveau, l’écoute d’une histoire patrimoniale et une inspiration contemporaine, à l’instar de l’agrandissement du Ritz-Carlton de Montréal et de la conversion de l’Église Erskine and American en nouveau pavillon d’art canadien du Musée des beaux-arts de Montréal.

FICHE D’INFORMATION TECHNIQUE

NOM OFFICIEL DU PROJET
Pavillon d’art québécois et canadien Claire et Marc Bourgie

LOCALISATION
Musée des beaux-arts de Montréal
Montréal, Québec, Canada

NOM DU CLIENT
Musée des beaux-arts de Montréal

ARCHITECTES
Provencher Roy + Associés Architectes

RESPONSABLE DU PROJET
Claude Provencher, associé principal et cofondateur

ÉQUIPE DE CONCEPTION
Claude Provencher
, architecte, associé principal et co-fondateur
Matthieu Geoffrion, architecte, associé
Eugenio Carelli, architecte, associé
Jean-Luc Rémy, architecte
Denis Gamache, modélisateur 3-D

COLLABORATEURS
Direction de projet
: Gesvel inc.
Entrepreneur général / gestion de construction : Pomerleau inc.
Restauration de l’enveloppe de l’église : DFS Architecture + Design
Structure : Nicolet Chartrand Knoll ltée
Électromécanique : Énerpro et Le Groupe Conseil Berman inc.
Intégration technologique et scénographique : GO multimédia
Accoustique : Legault & Davidson
Jardin des sculptures du Musée : Ville de Montréal

SUPERFICIE DU PROJET
5 483 m2

DATE DE FINALISATION DU PROJET
2011

PHOTOGRAPHES
Tom Arban
Alexi Hobbs
Marc Cramer
Jean-Guy Lambert

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