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Dossier de presse
| no: 898-03
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Dossier de presse - Communiqué de presse - Paloma - Tetrarc

Paloma

Nîmes, France

Tetrarc

Scène de musiques actuelles de Nîmes Métropole


Nantes, France, 20-01-2013 - À l’entrée Est de Nîmes, sur la route de Remoulins et d’Avignon, entre ville et campagne, autoroute et faubourgs, aérodrome et collines, la nouvelle salle des musiques actuelles va aimanter Nîmois, Marseillais, Avignonnais, Montpelliérains et Arlésiens, par son architecture signal, un concentré d’énergie extériorisée. Premier des shows qui se dérouleront ici, elle fascine le passant par l’élan de ses formes éclatées et immerge le spectateur dans un univers sculptural et coloré, déployé sous sa carapace anguleuse.

Croisant références universelles et locales, l’architecture de Paloma est aussi une mécanique sophistiquée, aux fonctionnalités réglées au quart de ton, pour que de la livraison du matériel à la performance, de la séance d’enregistrement à la diffusion TV en live, de la résidence d’artiste au show case, « tout baigne » à chaque instant.

Elle apparaît ainsi comme un concentré du Sud et de ses musiques : terriblement attirants, profondément sensuels, parfaitement savants et « jubilatoirement » décontractés !

Tensions triangulaires et puissants jaillissements :
une force tellurique semble habiter Paloma et vouloir s’en libérer, quitte à étirer les murs, distendre la structure, craqueler la peau, écarteler le derme, ingurgiter le no man’s land du parvis et s’approprier le monde de son œil de géant.

L’intérieur apaise la sensation mais ne la dément pas : le spectacle est une fête magnifique mais aussi une violence extrême. Avec ses préliminaires, ses codes et ses couleurs, ses rituels et ses improvisations ses mises à mort et ses triomphes, il évoque la corrida. Paloma met l’analogie à nu autant qu’en scène : les murs de la grande salle se caparaçonnent d’une épaisse protection évoquant celle du cheval du Picador, les sièges recomposent la bigarrure de la foule réunie dans l’arène, les banderilles se piquent dans les flancs du patio, la jaune et le violet de la muléta irriguent les espaces intérieurs, les murs s’animent d’une suite de mouvements figeant la géométrie parfaite des passes du torero.

Et, comme dans l’arène, la vie traverse alternativement espaces sombres et pleines lumières, appréhensions extrêmes et sublimes délivrances.

L’éveilleur du faubourg

Comme la Féria pour le centre ancien, ce bâtiment électrise cette périphérie de ville. Il impose un repère vibrant dans l’incertitude territoriale du faubourg, entre l’immensité plane d’un aérodrome à l’extrémité du quel se dévide le chemin de fourmis de la Languedocienne, le saupoudrage de locaux commerciaux où se brade ce que le monde contemporains produit en matière de portails, piscines, automobiles, fenêtres… la vacuité d’une route nationale mythique à présent réduite à un simple rôle de chemin de transit quotidien entre centre et périphérie, et une pluie discontinue d’habitations hésitant entre individualité barricadée et collectivité esquissée. Par sa puissance, sa personnalité, son originalité et sa capacité à réunir et rassembler, Paloma redonne un élan vital à cette limite urbaine. De toute la force de ses triangles élancés, elle semble vouloir donner de grands coups de boutoir dans l’incertitude périurbaine pour la réveiller, la réunir pour la ramener à la vie et à la ville.

Un collage de références un zest de Franck Zappa

Telle une star, Paloma condense images mythiques, souvenirs incontournables, trouvailles déroutantes mixées pour créer le sentiment d’une totale liberté et d’une permanente improvisation maquillant une extrême rigueur.

L’architecture possède ses propres références, depuis les porte-à-faux dressés sur les rives de la Meuse par Claude Parent et Paul Virilio pour esquisser le centre culturel de Charleville-Mézières au cœur des années 1960, jusqu’aux quêtes incessantes sur la légèreté des matières associant des architectes à des ingénieurs tels que Jean Prouvé ou Peter Rice. Des entrées orchestrées par Jean Nouvel, compressant l’espace par une faible hauteur pour mieux le libérer brusquement dans l’ampleur d’un hall, aux zébrures, scarifications, matriçages, ciselures illustrant un travail permanent sur la peau des édifices. De l’origami déployé pour former l’escalier reliant deux niveaux d’un magasin nantais de mobilier design aux formes à la géométrie complexe développées par les architectes internationaux du début du XXIe siècle, sans omettre les jambages soutenant le balcon de la grande salle évoquant ceux déployés par Gaudi dans maints édifices de la Catalogne Art Nouveau.

Elle reprend également ici à son compte un long cousinage avec la sculpture abstraite, répondant aux projets de villes sculpturales des artistes des années 1960 et 1970 par la création d’une méga sculpture à taille urbaine, aux lignes tendues et aux facettes multiples qui s’encastrent pour créer une entrée, se redressent pour laisser place aux baies vitrées éclairant un espace collectif, se projettent comme pour protéger une foule entière dans une allégorie des abris primitifs.
S’installant au pays des créateurs de Support-Surface, elle en affiche les couleurs (le violet et jaune d’un Viala observateur de corridas) et la répétition obsessionnelle d’un signe simple s’appliquant systématiquement à une surface (les zébrures posées en diagonales sur les façades du patio, les dalles alternativement blanches et bleues des sols et plafonds du premier étage). Comme le mobilier disposé dans certains espaces, elle se source aux Sixtees : elle puise aussi aux effets visuels que déployait Yaacov Agam pour animer de verticales - changeantes selon la place de l’observateur - le flamboiement de la petite salle baptisée le Club ; elle combine de simples carrés de dix couleurs pétillantes pour marquer quelques espaces collectifs ; elle se gorge de la géométrie des plasticiens abstraits pour construire le décor du grand studio d’enregistrement et de la cabine de prise de son ; elle déplie les pans monochromes des halls enchaînés comme le ferait un jeune sculpteur.

Sons et images ont un fécond passé commun : les murs de la grande salle sont habités plus encore qu’habillés par de puissants motifs qui résonnent comme les rouages de la Bête Humaine, les mécanismes des Temps Modernes ou les Machines de Konrad Klapheck.

Mais, tout ceci n’existe qu’en référence à la musique, et plus particulièrement aux grandes figures libératrices des années 1970 : l’esprit de Franck Zappa, initialement associée aux vertes graminées proposées pour le patio, se glisse jusque dans le mobilier des chambres des artistes résidents et leurs espaces de rencontre. Et il n’est pas rare que dans les espaces réservés aux musiciens, la courbe d’un mur évoque le galbe d’une guitare électrique.

L’ARCHITECTURE DE PALOMA BY
TETRARC :

les items essentiels

ASSOCIATION D’IDÉES :

• des souvenirs personnels
(la pratique de la musique, la fréquentation des concerts,
la place centrale d’artistes musiciens dans les références personnelles depuis l’adolescence …),

• des (p)références culturelles
(l’architecture actuelle et son histoire récente, le travail des ingénieurs, les arts plastiques, le cinéma…),

• des captations du sud
(les couleurs, les arènes, l’ombre et la lumière, la chaleur et la fraicheur, l’intérieur et l’extérieur, le vivre ensemble, la capacité à vibrer…),

• l’expérience de la conception des salles de musique actuelles
(du concours de la SMAC de l’île Seguin à Boulogne-Billancourt à la réalisation de La Fabrique à Nantes).

UNE ARCHITECTURE DE TENSIONS

Expressive, elle précipite des tensions physiques et des tensions symboliques à la rencontre l’une de l’autre pour développer une poétique permanente allant de la quiétude jusqu’à l’expressionnisme :

• tensions physiques des formes triangulaires composant la carapace extérieure ; du porte-à-faux s’élevant au-dessus du parvis ; des déchirures et des fractures imposées à l’enveloppe extérieure ; des sangles striant les murs du patio…

• tensions symboliques du violet et du jaune « corrida », de la teinte « saignante » des sas d’accès aux salles, du tracé anguleux du rail qui zèbre l’espace du grand hall, de la frontalité monumentalisée de la scène de la grande salle…

UNE ARCHITECTURE DE PLIS

L’origami, cet art sans fin du pliage du papier, originaire du Japon, trouve ici une suite de traductions architecturales :

• le parvis déplie de grands triangles de béton balayé, assemblés et disposés selon une inclinaison facilitant l’évacuation rapide des eaux de pluie vers les bassins de rétention ;

• la carapace brune de Paloma est constituée d’un assemblage de triangles qui s’associent, se prolongent, s’opposent, pour donner naissance à la forme générale de la SMAC. Ils se tiennent à distance pour créer des ouvertures, une terrasse couverte… Ils s’étirent jusqu’à former le toiture protégeant une partie des installations de climatisation… Ils se contractent, se dilatent, s’envolent dans l’espace pour former la jaune sarabande du grand hall. Ils libèrent brusquement le coffre d’un bar, la devanture d’un point de restauration, la séparation perforée limitant l’accès à une zone…

UNE ARCHITECTURE DE PEAUX

Mafflue ou jaillissante, la carapace brune de Paloma semble de loin totalement homogène. Cependant, de près elle révèle la diversité de son épiderme :

• le bardage brun des triangles
orientés dans différentes directions constituant une peau continue et pleine, dynamisée par l’affirmation continue des joints verticaux des plaques de cuivre qui les composent ;

• les éléments structurels, résille de poutrelles triangulées brunes mise à nue pour monumentaliser l’écran extérieur ou accompagner l’ouverture de la baie de l’espace formation ;

• la résille des panneaux verticaux de couleur grise, supportés par des bracons de longueur variable, venant habiller les façades arrières de formes géométriques ;

• la vibration discrète apportée par les panneaux solaires plaqués à même la carapace.

UNE ARCHITECTURE DE FILTRES

Paloma cultive l’entre deux, mettant à profit l’espace intercalaire existant entre les « boîtes en béton » hébergeant les différents locaux de travail (administration, studios…), de résidence (appartements) et de préparation au spectacle (loges, locaux techniques) et les formes irrégulières de sa carapace :

• les sangles roses du Patio rendent lisibles cette superposition des murs en béton, des appareils aéroliques et de la peau ;

• la résille de la façade sur le parking laisse également voir cette superposition d’élements ;

• le décor apposé sur les murs latéraux de la Grande Salle exprime une autre dimension du filtrage , celui des sons pour contribuer à la performance acoustique de l’ensemble du volume.

UNE ARCHITECTURE DE L’IMPATIENCE

Paloma organise la montée de l’impatience du spectateur à travers des dispositifs spatiaux :

• il trépigne dans le sas surbaissé et obscur, impatient d’accéder à l’intérieur ;

• le cœur battant, il parcourt le hall dont les volumes se déplient sous son regard, grimpe un long escalier au profil complexe, se prive de la lecture des écrans suspendus dans l’espace, traverse un sas couleur sang pour, enfin parvenir à l’impressionnant volume de la Grande Salle prolongée par l’infinie scène noire ;

• ou, le cœur battant, il se rue sur la porte du Club qui fait face à l’entrée générale, traverse un sas couleur sang et pénètre latéralement dans un espace flamboyant aux proportions intimistes qui tutoie une scène noire.

• ou, le cœur battant, il parcourt le hall dont les volumes se déplient sous son regard, s’engage brusquement à gauche et là débouche dans l’espace enserré du Patio.

Mais quel que soit son parcours et sa destination, il sait qu’il va vivre dans cette architecture des moments forts.

UNE ARCHITECTURE DU MOUVEMENT

À tous les mouvements convergents des spectateurs, des artistes, des matériels et des transports en commun ou des voitures que l’architecture structure, canalise, sépare, met en scène ou… au secret, s’ajoutent ceux des sons et des images qui inervent le bâtiment de mille circuits croisés.

Ainsi sons et images captés sur scène se diffusent en régie mais aussi dans le hall principal, les couloirs et les espaces d’attente, dans les loges d’artistes et via le studio radio et des cars régie TV loin au delà de Paloma.

UNE ARCHITECTURE DE COULEURS

Monochrome ou à forte dominante, verticale ou à plat, sur le tissu ou le béton, la couleur omniprésente constitue un élément de la personnalité de Paloma :

• jaune monochrome des halls,
• violet des escaliers,
• rose du Patio,
• rouges des sas et des murs du Club
• gris et noir des studios d’enregistrement
• bleu et blanc des espaces de travail,
• figure multicolore des sièges de la grande salle,
• composition colorée des espaces collectifs…

UNE ARCHITECTURE ESPRIT SUD

Ombres et lumières, teintes vives, Paloma cultive l’esprit local et tient compte de ses particularités :

• au noir et à l’esprit introverti des salles s’oppose l’ouverture lumineuse du patio ;

• la palette colorée s’inspire de celle de la corrida,

• les brumisateurs apportent une fraîcheur revigorante dans le Patio,

• les espaces extérieurs sont traités pour faire converger les pluies ici souvent torrentielles vers les bassins de rétentions.

UNE ARCHITECTURE PLASTIQUE

Paloma revisite les arts plastiques des années 1960/1970, années fondatrices des musiques actuelles sans omettre de faire référence à ce que des artistes nîmois ont apporté à l’art contemporain et à la culture visuelle commune de la jeunesse actuelle :

• les années Vasarely sont évoquées dans le design graphique du studio d’enregistrement et la cabine qui lui est associée, dans le traitement des murs du Club et celui des espaces collectifs ;
• les années Yves Klein, dans le traitement monochrome du hall ;

• les années Support-Surface dans le choix de la palette graphique jaune et violette et la répétition de la strie rose systématique des murs du Patio obtenue par la répétition d‘un tendeur ;

• les années Spielberg donnent naissance à la forme générale du « vaisseau », renvoi implicite à la Science Fiction, littérature reine des années 1960/1970 et aux recherches des Architectes Prospectifs qui inventèrent villes et géométries décalées.

UNE BELLE NIMOISE

A Nîmes, Tetrarc permet à Paloma de constituer le plus récent jalon d’un histoire de l’architecture moderne et contemporaine qui s’ajoute au riche patrimoine ancien de la cité, notamment marquée par : • le groupe scolaire René Char ( 2007 D. Boyer-Gibaud, F. Percheron, A. Assus), • l’extension du collège d’Alzon ( 1994 G. Cusy, M. Maraval), • la station de bus ( 1994 M.-C. Dorner), • le Carré d’Art (Norman Foster,1993), • le siège «Consultant plus» (1992, P. Morel / C. Parent / F. Fontès), • le Colisée (1991, Kurokawa), • la bibliothèque départementale de prêt (1991 J.-P. Duval, F. Confino), • la zone commerciale Ville Active ( 1990, P. Lemerdy / F. Fontès), • le réaménagemnt du stade des Costières (1989, Vittorio Gregotti), • Nemausus (Jean Nouvel,1987), • le Clos d’Orville (1964, Candilis, Josic, Woods).

PALOMA
détails...

LE PARVIS

Espace monumental mettant en relation l’arrêt des transports en commun et le parking public avec la salle, il forme la grande assise blanche qui dope la perception des formes élancées de Paloma. Cette mise en perspective et les images diffusées via l’écran géant amplifient l’impatience que ressentent les futurs spectateurs avant de parvenir à la scène.
Son profil général, composé de grands triangles de béton balayé, conduit les eaux de ruissellement vers les bassins de rétention afin d’éviter de contribuer à l’élévation du niveau des eaux lors de fortes pluies.

L’ENVELOPPE

Allégorie de l’expressivité des musiques actuelles, elle projette ses volumes dans l’espace et multiplie leurs facettes. Elle pratique la sincérité et le double jeu : elle tire ses élans vitaux de sa propre substance, tout en décalant sans cesse sa vérité volumétrique et les formes qu’elle livre aux regards. Elle multiplie ses états, exhibant tantôt la force d’une carapace de métal brun, tantôt les déchirures qui mettent ses trippes à nu pour mieux adopter la vêture légère de l’ÊTFE ou livrer un peu de sa personnalité intérieure en s’entourant d’un voile de stries roses. Mais tout cela n’est que le leur qui lui permet de masquer son extrême rigueur intérieure sans laquelle le show déraperait à chaque instant.

LE SAS

Espace psychologique majeur : espace de transition entre vie quotidienne et spectacle, espace d’inévitable tension avec la fouille à corps, c’est l’ultime moment où les sens se rassemblent avant le rush vers le devant de la scène. Un volume qui s’abaisse accompagne cette contraction des corps.

LE HALL

Spectacle dans le spectacle, il innerve les lieux de monstration d’un espace allant s’amplifiant, aux contours comme ciselés par les passes d’une muleta dont on aurait capté les positions successives et à l’unique teinte jaune. Il est taillé pour vivre les flux impatients et fiévreux et les reflux radieux et volubiles. Entre son escalier taillé pour être escalé au pas de charge, ses boutiques pour se restaurer ou pour capter un peu de l’âme des artistes via les produits dérivés, son pas de deux avec le patio et ses écrans suspendus à la poutre éclairante, c’est plus qu’un simple lieu de passage : on s’y retrouve, on s’y agrège, on s’y interpelle pour refaire le concert, mettre en commun ses émotions et se donner rendez-vous pour un prochain spectacle !

LE CLUB

Assis à une table ou debout près de la scène, on partage dans ce lieu la complicité des débuts d’un artiste ou d’un groupe, le fruit d’une résidence. Pour plus de proximité, on y entre latéralement, on se glisse vers la scène par un pan incliné, on prend un rien de hauteur sur l’un des gradins et le grill technique adopte les dimensions du plafond : quelles que soient la force de la musique, la disposition de la salle et la scénographie du spectacle on est ici dans une intimité complice d’un petit comité. D’ailleurs le rouge qui tapisse les murs n’est-il pas aussi la couleur adoptée par les boudoirs classiques ?

LA GRANDE SALLE

Deux niveaux, des gradins télescopiques, une scène imposante, des murs habités par un décor géant, une sonorisation poussée, un grill : tout ici est dédié à la performance ! Les sas d’accès peints en rouge sang, le face à face radical scène/salle, le no man’s land créer entre les deux par une barrière de protection, l’évocation des arènes imprimée sur les sièges, l’évocation de quelque gigantesque à broyer appliquée sur les murs à la façon d’un caparaçon pour réguler la diffusion des sons, tout ici signifie que le spectacle est un défi, un combat, une empoignade…

LE PATIO

Tout ici prend une autre dimension, celle du sud avec sa lumière vive compensée par l’ombre, sa chaleur tempérée par les brumisateurs, sa voûte étoilée propices aux conversations. Des tendeurs roses, quelques emmarchements, un sol de béton, et un long bar en font le troisième lieu de spectacle de Paloma. Et, il n’est pas impossible que depuis la terrasse qui le surplombe, les artistes en résidence y improvisent quelques solos !

LES STUDIOS

Six studios de répétition permettent l’accueil de groupes en résidences, de musiciens en formation ou de formations locales venant s’entraîner avec un matériel à disposition. Ils offrent des conditions acoustiques professionnelles et concentrent l’énergie au sein de volumes noirs ou rouges dont certains sont ouverts sur l’extérieur.

Ils sont complétés par un septième studio, plus vaste, au décor élaboré en focntion du traitement acoustique mais aussi des prises de vues ou d’enregistrements vidéo ou TV. Il est couplé à un studio d’enregistrement audio vidéo, formant régie pour produire ou diffuser des émissions, enregistrer un album, monter des DVD, élaborer un teaser…

LES BUREAUX

Dotés d’un accès dédié à rez-de-chaussée mais constituant le point de naissance du développement du grand hall de Paloma, les bureaux se développent à l’étage. L’escalier rose qui y conduit isole du mouvement général les espaces dédiés à la direction, la programmation, la communication, la gestion et l’administration, la maintenance… Ils se répartissent autour d’un espace central pensé comme une placette où des canapés mis à la disposition des visiteurs permettent aux membres de l’équipe de se retrouver de façon informelle et décontractée, à moins qu’ils ne préfèrent se retrouver sur la terrasse qui prolonge l’ensemble. Rafraîchis par un système de puits canadien, ils disposent néanmoins tous de fenêtres ouvrantes, protégées du soleil par les éléments de la structure du bâtiment mise à nue.

L’OPEN SPACE

En relation directe avec les bureaux, cette vaste salle ouverte sur le parvis et prolongée par un balcon accueille les stagiaires au travail et les personnes en formation. Son aménagement déploie des écrans mobiles pour adapter sa configuration aux usages.

LES LOGEMENTS D’ARTISTES

Formant un univers préservé à l’étage, les appartements vivent au rythme singuliers des artistes dont Paloma accompagne le travail. Simples mais meublés de façon ludique, ils disposent d’une vaste terrasse dotés de jeux collectifs et d’un accès à la salle de restaurant partagée avec les loges.

LES LOGES

Univers de la fébrilité précédant la monstration ou du relâchement qui suivent le spectacle, les loges, collectives, composent un univers clair et lumineux et très simple auquel la restauration apporte un contre-point géométrique bigaré. Leur équipement audio-visuel permet aux artistes d’être en contact avec la salle et la scène qui se préparent ou accueillent une première partie. Un escalier et un couloir donnent directement accès aux trois scènes.

MAITRISE D’OUVRAGE - Nîmes Métropole
Conduite d’opération - Villes de Nîmes
Bureau de contrôle - Bureau Véritas
Direction de la SMAC - F. Jumel

MAITRISE D'OEUVRE
ARCHITECTE - TETRARC
directeur de projet Michel Bertreux
Étude - chef de projet Rémi Tymen
Olivier Perocheau, Richard Sicard, Florent Delaboudinière,
Timothée Naux
Paysagiste - Louise Follin
Infographiste 3D - Mikaël Trocmé
Chantier - Guillaume Blanchard, Marc-Antoine Bouyer, Alice Pedel
Économiste - CMB
Scénographe - Architecture et Technique
Acousticien - Atelier Rouch
BET Structure - E2C Atlantique
BET Fluides et HQE - AREA Etude
OPC - CMB + Bernard Poissonier Economiste

ENTREPRISES
Terrassements VRD - EIFFAGE /SPIE
Gros-OEuvre - SMB
Charpente Métallique - CASTEL FROMAGET
Couvertures et bardages, Acier, Aluminium et Zinc -
LANDRAGIN / SOP 34
Etanchéité - SUD ETANCHEITE
Menuiseries Extérieures Alu, Occultations, Film synthétique ETFE - RENOUARD SA
Métallerie, Serrureries, Clotures et Portails - SM GARGINI
Menuiseries intérieures, Agencements, Mobilliers - GHEZZI
Isolation, Platrerie, Cloisons sèches, Traitements Acoustiques, Plafonds suspendus - PIM
Revêtements de sols, carrelage mural - SOCAMO
Résine de sol - PROCESS SOL
Peinture, revêtements muraux - AGENCE SUD CEVENNES
Machineries scèniques - AMG FECHOZ
Parquet de scène - SARL EGP
ELEC courants forts, sécurité,
contrôle accès et alarmes, vols, informatique/ téléphonie - SPIE SUD OUEST
Éclairage scénique/ Équipement audiovisuel - IEC
Chauffage, Ventil, Rafraichissement, Désenf.Mécanique - SPIE
Plomberie, Sanitaire - LARGIER
Extincteurs, signalétique incendie - PIAR
Ascenceurs - OTIS
Tenture de scène - CLEMENT ET FILS
Gradins télescopiques, sièges - MASTER INDUSTRIE
Équipements et mobiliers spécifiques - METALOBIL
Espaces Verts - MANIEBAT SA

FICHE TECHNIQUE
Surface Totale - 5611m2 SHON
Surface Grande salle - 956m2 SHON
Surfaces Petite salle - 221m2 SHON
Surfaces studio - 314m2
Coût de travaux - 14,57 M€ HT (hors matériels scéniques)
Mission - Complète + EXE partielle
Calendrier - Concours (2008) / Étude (2009/2010) / Chantier (fin 2011/
2012) / Livraison (septembre 2012)

PROGRAMME
salle de concert de 1300 places, mode debout 1437 - mode assis 715 // salle club de 390 places
7 studios d’enregistrements et de répétition // résidence d’artiste - 6 studios
espace de bureaux
parking 282 places + 12 PMR

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