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Dossier de presse - Communiqué de presse - Le Musée des beaux-arts de Montréal dévoile l’architecture de son nouveau pavillon d’art québécois et canadien et de sa nouvelle salle de concert - Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM)

Le Musée des beaux-arts de Montréal dévoile l’architecture de son nouveau pavillon d’art québécois et canadien et de sa nouvelle salle de concert

Montréal, Canada

Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM)

Montréal, Canada, 19-04-2011 -

Après des mois de travaux impressionnants, la construction du pavillon d’art québécois et canadien Claire et Marc Bourgie du Musée des beaux‐arts de Montréal (MBAM) et la restauration de l’église patrimoniale de 1894, convertie en salle de concert de 444 places, sont terminées. L’échéancier et le budget prévus initialement ont été respectés. Les conservateurs du Musée, sous la direction de Nathalie Bondil, la directrice et conservatrice en chef du MBAM, finiront d’installer sous peu quelques 600 oeuvres dans les 6 nouveaux étages. Le public découvrira ce lieu dès l’automne 2011.


Le Musée, qui a fêté son 150e anniversaire en 2010, s’agrandit ainsi une fois de plus, grâce à une volonté des présidents du conseil, Bernard Lamarre qui a initié le projet, et aujourd’hui Brian M. Levitt. Avec l’ajout de ce quatrième pavillon, la surface d’exposition totale consacrée à l’art québécois et canadien sera plus que doublée. Ce nouvel édifice est déjà récipiendaire de deux prix — le 2010 Canadian Architect Awards of Merit et le Prix d’excellence 2011 de l’Institut de développement urbain du Québec. Le Musée offrira bientôt un parcours unique, révélant une histoire singulière et cohérente de l’art québécois et canadien. Grâce à un accès et à des audioguides gratuits en tout temps, le nouveau pavillon Claire et Marc Bourgie permettra à des milliers de visiteurs, groupes scolaires, familles et touristes d'apprendre davantage sur notre patrimoine, lequel sera avantageusement présenté dans un contexte historique. Quant à la Salle Bourgie, avec ses nombreux concerts et activités présentés chaque année, elle contribuera à créer un dialogue nouveau entre les arts visuels et la musique. 

Le pavillon d’art québécois et canadien Claire et Marc Bourgie : un monument patrimonial sauvegardé et restauré
Ce projet d’expansion original intègre un bâtiment patrimonial, l’église Erskine and American, achetée par le Musée en 2008, alors qu’elle était fermée au culte depuis 2004. Avec cette acquisition, le Musée a fait le pari de réaliser un projet unique au Canada : d’un côté, un pavillon au langage résolument contemporain; de l’autre, une salle de concert, au coeur d’un édifice néo‐roman plus que centenaire. Deux édifices greffés l’un à l’autre dont le jumelage permet de sauvegarder un « lieu historique d’intérêt national ». Ce modèle de reconversion architecturale pour le patrimoine religieux sert d’exemple à l’échelle internationale, peu de projets équivalents ayant vu le jour. 

Cette transformation, nécessitant une conception ingénieuse, a été confiée à l’agence Provencher Roy + Associés architectes, sous la direction de Claude Provencher et de Matthieu Geoffrion. Quatre cent cinquante professionnels et artisans ont participé à ce vaste chantier. Le choix de transformer une partie de la structure de l’église pour permettre d’exposer les oeuvres s’imposait, puisqu’il était impossible d’adapter celle‐ci pour satisfaire les conditions de conservation muséales des oeuvres d’art. Ce bâtiment avait déjà connu dans le passé des transformations, dont celle de 1938 qui avait introduit une séparation du sanctuaire des autres fonctions communautaires, désormais à l’arrière de l’église. Non seulement la vocation muséale cadre à merveille avec la reconversion de l’église et lui assure une seconde vie, mais cette utilisation permet la conservation d’une « oeuvre architecturale patrimoniale canadienne». L'Institut de dévelopement urbain du Québec, lors de la remise du Prix d’excellence 2011 aux architectes du pavillon Claire et Marc Bourgie, a tenu à féliciter la firme Provencher Roy + Associés pour « sa réflexion architecturale poussée à l’égard de ce projet, son intégration urbaine exceptionnelle et son design conjuguant le passé et le futur ». 

Un souci architectural d’harmonisation
Devant un complexe muséal plutôt hétéroclite sur le plan architectural — quatre pavillons d’époques et de structures très différentes —, le souci d’harmonisation du nouveau pavillon avec l’ensemble « pavillonnaire » était présent dès le début du projet; il s’agissait d’une exigence incontournable pour les architectes de Provencher Roy + Associés. Il fallait trouver des matériaux dont le langage soit propre à cette nouvelle partie contemporaine et la distingue, tout en s’accordant avec les matériaux de l’église existante et des autres pavillons du Musée. 

Le marbre blanc, déjà utilisé pour les pavillons Michal et Renata Hornstein (architectes Edward et William S. Maxwell) et Jean‐Noël Desmarais (architecte Moshe Safdie) représentait un choix idéal pour l’enveloppe extérieure du nouveau pavillon, complétant une trilogie avec les bâtiments existants en assurant une unité d’ensemble. Le marbre et les parois de verre clair pour la fenestration du nouveau bâtiment contrastent avec l’église, mais réfèrent aussi aux autres édifices du Musée, créant un lien physique et symbolique avec ceux‐ci. L’usage du marbre sur ces trois monuments représente d’ailleurs un contexte unique à Montréal et au Québec, où ce matériau noble est rarement utilisé. Il provient de la même carrière du Vermont où a été taillé celui utilisé pour les pavillons Michal et Renata Hornstein, en 1912, et Jean‐Noël Desmarais, en 1991. Une fresque de pierre constituée de 1 500 plaques de marbre blanc recouvre les façades. Elles sont installées de façon à ce que les marbrures de la pierre forment un dessin cohérent sur les parois extérieures du pavillon. Ainsi, 27 tranches successives de 16 blocs, issues d’une même paroi de la carrière, reproduisent 27 fois la même configuration de veinures, c’est‐à‐dire une tranche intègre et continue de la paroi originale de la carrière. 

Un écrin unique pour les oeuvres de notre patrimoine
Avec ce quatrième pavillon, ce sont 2 000 m2 de surface d’exposition qui s’ajoutent à l’espace existant; la superficie de présentation accordée à l’art québécois et canadien en est plus que doublée, et la surface totale d’exposition du MBAM est augmentée de 20 %. 

Les architectes du projet ont créé à chacun des étages du futur pavillon, à l’entrée de chaque salle d’exposition, un espace lumineux et ouvert entièrement vitré, qui permet d’être en lien avec la ville. Au sommet, une verrière majestueuse offre une vue imprenable sur le Mont‐Royal. 

600 oeuvres sur 6 étages
Déployées dans un nouveau parcours muséographique conceptualisé principalement par le conservateur en art canadien historique, Jacques Des Rochers, 600 oeuvres seront présentées dans 6 nouveaux étages. La scénographie est assurée par le designer Daniel Castonguay, sous la supervision de la chef du Service de la production des expositions du MBAM, Sandra Gagné. Des centaines d’oeuvres seront ainsi (re)découvertes, dont de nombreuses acquisitions majeures récemment obtenues, notamment dans le cadre de la campagne du 150e du Musée. Un grand nombre d’oeuvres ont été restaurées ou réencadrées. Jamais, depuis sa fondation, le MBAM n’a fourni un tel effort pour étudier, restaurer, exposer et promouvoir cette collection patrimoniale. Près de 5 000 heures de travail ont été requises pour la restauration d’une centaine de ces oeuvres, sous la direction du chef du Service de la restauration, Richard Gagnier. Les conservateurs Anne Grace (art moderne) et Stéphane Aquin (art contemporain) ont également participé à l’aménagement des collections dans ce nouveau pavillon. 

L’accès à ce bâtiment et à ses collections sera libre en tout temps pour tous. Le parcours muséal se poursuivra chronologiquement, du haut vers le bas :

• Au 4e niveau, la Salle boréale présentera la collection d’art inuit dans une salle contiguë à une verrière qui bénéficie d’un éclairage zénithal et offre une vue panoramique sur la montagne; des événements privés pourront s’y tenir à l’occasion;
• Au 3e niveau, sous le thème des Identités fondatrices, seront exposées les oeuvres de la période coloniale (années 1700‐1870) constituant les débuts de l’art canadien, une période dominée par le portrait et l’art religieux, alors qu’apparaît une école du paysage; l’art autochtone, historique et contemporain, y sera intégré pour faire valoir le regard critique et rétrospectif de ce peuple sur leurs contacts avec les euro‐canadiens.
• Au 2e niveau, les visiteurs pourront découvrir L’époque des Salons (années 1880‐1920), à laquelle sont associés des artistes tels William Brymner, Maurice Cullen ou Marc‐Aurèle de Foy Suzor‐Coté. Cette section valorisera les fonds majeurs de la collection du Musée des oeuvres d’Ozias Leduc, de James Wilson Morrice ou d’Alfred Laliberté;
• Au 1er niveau, Les chemins de la modernité (années 1920‐1930) dévoileront les premiers regroupements d’artistes modernes : à Montréal, le Groupe de Beaver Hall s’attache au paysage urbain et rural québécois et à la figure humaine, tandis qu’à Toronto, le Groupe des Sept devient le porte‐étendard d’une affirmation nationale par l’illustration des régions nordiques. Un espace particulier sera réservé à Marc‐Aurèle Fortin;
• Au niveau de la rue Sherbrooke, Le temps des manifestes (années 1940‐1960) favorisera l’appréciation des fonds exceptionnels d’artistes tels qu’Alfred Pellan, Paul‐Émile Borduas et Jean‐Paul Riopelle, qui bénéficiera d’une salle dédiée à ses oeuvres des années 1947 à 1977;
• Dans la « galerie de la montagne », qui relie par souterrain le pavillon Claire et Marc Bourgie aux autres pavillons du Musée, sous le thème Champs libres (années 1960‐1970), les visiteurs pourront découvrir les oeuvres imposantes de Louis Archambault, Greg Curnoe, Jean McEwen, Guido Molinari, Michael Snow et Claude Tousignant, entre autres, dans un espace menant aux galeries d’art contemporain international du pavillon Jean‐Noël Desmarais. Cette salle d’exposition grandiose s’étend sur 45 mètres de longueur. Elle permettra l’installation de pièces de dimensions monumentales, dont les oeuvres tardives de Riopelle, notamment son gigantesque Canot à glace (1992). 

Une restauration patrimoniale complexe
La sauvegarde de l’église Erskine and American était au coeur du projet d’agrandissement du Musée. En faisant l’acquisition de cette église, le MBAM souhaitait la restaurer et lui donner une nouvelle vocation. Loin d’être économique, cette solution éthique et patrimoniale s’avérait plus onéreuse que la construction d’une architecture nouvelle. Il est important de le souligner, car l’évidence d’un bâtiment déjà construit pourrait faire imaginer l’inverse. « Ce choix du Musée est un geste majeur posé en faveur de l’embellissement de la ville, souligne Nathalie Bondil, directrice du Musée. C’est aussi une reconversion architecturale qui veut avoir force d’exemplarité sur la scène internationale. »

Le Musée a oeuvré à la lumière de recommandations émises par Jean‐Claude Marsan, architecte et urbaniste, dans une étude patrimoniale sur l’église faite en 2006. L’architecture au style massif et puissant rappelle les premières églises médiévales. Ce bâtiment conçu en 1894 par l’architecte montréalais Alexander Cooper Hutchison constitue un rare exemple de style néo‐roman en ville. Désignée en 1998 comme « lieu historique d’intérêt national » par le ministère du Patrimoine canadien, en raison de son histoire et de son architecture remarquable, cette église se distingue par une impressionnante façade, une combinaison ingénieuse de pierres de calcaire gris en bossage rustique et de grès brun de Miramichi abondamment sculpté, une composition assez unique à Montréal. À la fin du projet, chacune de ces pierres aura été nettoyée et restaurée. La majestueuse coupole surplombant l’intérieur de la nef à plan centré de type byzantin est également inusitée dans la métropole. 

Un ensemble de 118 vitraux restaurés

Les 20 vitraux Tiffany font désormais partie de la collection du Musée. Ils ont été commandés au tournant du XXe siècle pour l’église presbytérienne américaine de la rue Dorchester (maintenant détruite). Ils furent ensuite réinstallés dans l’église Erskine and American sur la rue Sherbrooke en 1938‐1939. Dix‐sept de ces vitraux sont issus de la meilleure période des ateliers de la Tiffany Glass and Decorating Company, entre 1897 et 1902, à l’apogée de la production de la fameuse entreprise new‐yorkaise. Leur qualité a été confirmée par deux des plus grands experts de Tiffany : Alice Cooney Frelinghuysen, conservatrice des arts décoratifs américains au Metropolitan Museum of Art de New York, et le restaurateur Thomas Venturella, maître‐verrier américain. Cet ensemble fut l’une des deux seules commandes exécutées par Tiffany pour le Canada et demeure l’une de ses rares séries religieuses subsistant en Amérique du Nord. Il s’agit sans contredit de la plus importante collection du genre au Canada. Quatre magnifiques gigantesques verrières à double lancette font près de quatre mètres de haut sur un mètre et demi de large. 

Suite aux recherches de Rosalind Pepall, conservatrice principale des arts décoratifs, leur restauration a été effectuée ici même, à Montréal, par Françoise Saliou et Thomas Belot de l’Atelier La Pierre de Lune, sous la supervision de Richard Gagnier. Ce chantier de restauration, nécessitant plus de 5 000 heures de travail, est le plus important de l’histoire du Musée, qui y a investi directement plus d’un demi‐million de dollars. Aujourd’hui, après plus d’un demi‐siècle d’oubli, ce patrimoine montréalais et canadien inestimable est enfin accessible. La direction a souhaité permettre aux mélomanes qui assisteront aux concerts dans la Salle Bourgie et aux visiteurs du Musée qui y déambuleront de réellement apprécier ces vitraux grâce à un système innovateur de rétroéclairage permanent, une première à une telle échelle. 

De nombreux vitraux — 118 au total — ont été restaurés et réinstallés dans la nouvelle salle de concert et dans le bâtiment. Notons en particulier, dans le narthex, un superbe vitrail de six panneaux, commandé en 1939 à Charles William Kelsey, qui illustre une vue de Montréal et du Saint‐Laurent depuis les hauteurs de Westmount. Une immense demi‐rosace agrémentée de six vitraux avec personnages, réalisés par Peter Haworth en 1938‐1939, peut également être admirée. 

Une salle de concert unique
Déjà réputée pour son acoustique, la nef de l’église a été restaurée et transformée. Elle devient à la fois une salle de concert de 444 places — la Salle Bourgie —, une vocation qui lui redonnera vie, ainsi qu’un écrin pour la présentation des oeuvres de la collection du Musée. L’architecture comme les vitraux Tiffany et les autres verrières feront l’objet de visites commentées par les guides du MBAM et partie intégrante de l’audioguide, offert gratuitement à tous en tout temps. Plus d’une centaine de concerts y seront présentés chaque année; de multiples activités éducatives et culturelles liées à la musique et aux beaux‐arts y seront proposées, de même que la projection de films en HD et l’organisation d’événements spéciaux. Par ses dimensions, cette salle est parfaitement adaptée aux besoins des ensembles de musique de chambre et autres formations, tels les orchestres à cordes. Le répertoire couvrira la musique ancienne, la musique contemporaine, dont le jazz et les musiques du monde, pour offrir aux amateurs des expériences musicales reflétant la diversité encyclopédique du Musée. Cette Salle Bourgie est nommée en l’honneur de Pierre Bourgie, mécène et maître d’oeuvre de la Fondation Arte Musica, une fondation en résidence au Musée, dirigée par Isolde Lagacé. La salle sera également inaugurée à l’automne 2011. 

La qualité acoustique du lieu, déjà reconnue, a été améliorée par des professionnels du milieu (Go Multimédia pour les aménagements scéniques et électroniques, et Legault Davidson, consultants en acoustique). La conque d’orchestre en bois de merisier rehausse la qualité sonore de l’endroit. La salle incluera 311 fauteuils amovibles au parterre, d’une conception inédite grâce au designer Michel Dallaire, auxquels s’ajouteront les 133 places des bancs d’origine maintenant au balcon, qui seront coussinés. Le design intérieur de la salle a été réalisé par l’équipe d’architectes, supervisée par Matthieu Geoffrion en collaboration avec Christiane Michaud, designer et consultante pour le choix et l’harmonisation des couleurs et des textiles, lesquels ont effectué leurs recherches conjointement avec la conservation du Musée afin de respecter le caractère architectural patrimonial du lieu. 

La Salle Bourgie possède deux pianos Steinway neufs de New York, deux clavecins et un orgue de chambre de douze jeux à deux claviers et pédalier d’Hellmuth Wolff. Avant même son ouverture à l’automne 2011, quelque 125 concerts sont déjà programmés, tant par la Fondation Arte Musica que par des organismes privés, confirmant ainsi l’intérêt de la communauté pour une telle salle, à la fois intimiste et spectaculaire. 

Le public pourra accéder au pavillon Claire et Marc Bourgie et à la salle de concert par une nouvelle entrée principale aménagée depuis l'ancienne crypte, ouvrant directement sur la rue Sherbrooke. Elle a été transformée en espace d'accueil pour le public (billetterie, vestiaire, boutique‐bar) ainsi qu’en espaces de travail pour les artistes (salle de répétition, loges). Cette entrée est coiffée du marbre unificateur des autres entrées du Musée. 

L’évolution architecturale du Musée a donc quelque chose de tout à fait unique et pour le moins originale. Alors que beaucoup de musées, tant européens que nord‐américains, occupent des espaces homogènes, continus, le Musée des beaux‐arts de Montréal aura connu un développement de type pavillonnaire, un concept particulier qui a signé sa personnalité et forgé son image. En fait, l’histoire du MBAM est celle d’un musée en constante adaptation à un environnement urbain évolutif. Au fil des années, pendant plus de 150 ans, il s’est développé, agrandi, pavillon après pavillon, comme une petite cité dans la ville. Ses bâtiments composent un résumé de l’architecture de Montréal : le Musée est formé d’une collection d’édifices qui témoignent de la diversité architecturale de la métropole québécoise. 

Un Jardin des sculptures agrandi
Entrepris en 2002, le Jardin des sculptures du Musée s’agrandit. Il deviendra un regroupement majeur d’art public à Montréal. Plus de 20 oeuvres seront installées dans ce jardin accessible à tous sur deux côtés de l’avenue du Musée et sur la rue Sherbrooke. Elles contribueront à délimiter les « frontières » de ce nouveau complexe muséal de quatre pavillons. De nouvelles oeuvres s’ajoutent à celles déjà exposées, signées par David Altmedj, César, Aaron Curry, Jim Dine, Barry Flanaghan, Francois‐Xavier Lalanne, Fernand Léger, Jaume Plensa, Colleen Wolstenholme, parmi bien d’autres. 

La Ville de Montréal réalisera un environnement urbain de qualité dans le secteur afin de marquer le complexe muséal par un aménagement du domaine public distinctif et homogène. En plus d'améliorer le confort et l'esthétisme de ces espaces extérieurs et d'y intégrer les oeuvres d'art public, les interventions de la Ville permettront d'accroître la sécurité des piétons aux abords du Musée. Ces travaux seront amorcés en mai et complétés au cours de l’automne 2011. 

Les visiteurs pourront également découvrir, à travers une baie vitrée située au niveau 3 du pavillon Claire et Marc Bourgie, une nouvelle oeuvre de Dominique Blain intitulée Mirabilia, qui sera installée sur une terrasse extérieure. Cette artiste montréalaise a remporté le concours organisé dans le cadre de la politique d’intégration des arts à l’architecture. « La maquette de cette oeuvre est inspirante : le cimetière d'un musée disparu accolé au dôme de l'église restaurée, de toutes ces oeuvres que la planète n'a pas su garder, l'ombre ou la lumière d'une collection en négatif, comme ces cimetières clos qui se blottissent au chevet des églises », a déclaré Nathalie Bondil, directrice du Musée. En se référant à l’architecture des trois pavillons existants du Musée, Dominique Blain a conçu une série de blocs de verre éclairés de l’intérieur, reposant sur un lit de pierres qui recouvrira entièrement la surface de la terrasse du nouveau pavillon. Depuis le troisième niveau, ils évoqueront la topographie d’une ville. Du quatrième niveau, on y devinera l’empreinte d’objets disparus. « Pendant que le Musée exerce son rôle de conservation des oeuvres d’art, Mirabilia évoque le sort de celles qui n’ont pu être conservées. C’est dans ce petit jardin clos, sorte de palais de verre ouvert sur les toits de la ville, qu’elles ressurgissent », explique l’artiste. Animées le jour par la lumière naturelle, ces boîtes de verre deviendront lumineuses la nuit. 

… Et aussi le redéploiement complet des collections du Musée
Le redéploiement complet de toutes les collections du Musée s’opérera parallèlement dans les trois autres pavillons. Les quatre axes principaux de ses collections bénéficieront par conséquent d’une meilleure visibilité. Selon un aménagement conçu par l’architecte d’intérieur Nathalie Crinière, les arts décoratifs et le design occuperont le pavillon Liliane et David M. Stewart et verront leur espace doubler; les cultures du monde se déploieront dans le pavillon Michal et Renata Hornstein; enfin, avec la collaboration de la firme montréalaise Architem, les beaux‐arts dérouleront leur fil chronologique, depuis les maîtres anciens jusqu’à l’art contemporain, dans le pavillon Jean‐Noël Desmarais. 

Un budget entre rigueur et générosité
La direction du MBAM est heureuse d’annoncer que les échéanciers de construction du pavillon Claire et Marc Bourgie ont été respectés. Cet agrandissement, sophistiqué et complexe, est resté dans les limites d’un budget économe. Ce pavillon aura été réalisé avec des coûts de construction exceptionnellement bas pour ce type de projet (580 $ le pied carré), grâce à une gestion rigoureuse exercée sous la supervision de Paul Lavallée, directeur de l’administration du Musée. Le coût total du projet de construction de ce nouveau pavillon, tel qu’approuvé par les membres du conseil d’administration du Musée, s’élève à 33,8 M$. 

Le Musée des beaux‐arts de Montréal tient à remercier tout spécialement le gouvernement du Québec pour son soutien essentiel à ce projet (19,4 M$) ainsi que le gouvernement du Canada (13,5 M$). Parallèlement à l’appui financier que les deux paliers de gouvernement ont octroyé au MBAM pour la construction du pavillon d’art québécois et canadien, les dons du secteur privé contribueront au financement des coûts de construction pour un montant de 900 000 $ et des coûts hors construction, dont l’achat de l’église, la restauration des vitraux et l’acquisition des équipements du pavillon et de la salle de concert, pour un montant de 7,9 M $. De plus, il est opportun de souligner que le Musée a innové en créant un fonds d’autofinancement de 14 M$ dont les revenus provenant du secteur privé permettront d’assumer en totalité les coûts de fonctionnement annuels de ce nouveau bâtiment. Ce mode d’autofinancement est exceptionnel. 

Notons que la contribution du secteur privé (individus et entreprises) s’élève à 22,8 M$ soit 41 % de la totalité des coûts de réalisation et de fonctionnement de ce grand projet. Le Musée exprime toute sa gratitude à tous ceux et celles qui y ont contribué, notamment Hydro‐Québec, Power Corporation du Canada, Reitman, la Banque Nationale, Pierre et Andrée Lessard, Bombardier et en particulier la famille de mécènes montréalais Bourgie, qui a appuyé cet agrandissement de façon exceptionnelle dès le début. La direction du Musée tient à remercier Claire et Marc Bourgie, de même que Pierre Bourgie et Claude Bourgie Bovet, pour cette extraordinaire générosité qui illustre leur passion pour l’art et l’importance qu’ils accordent au milieu culturel montréalais. 

Source :
Danielle Champagne
Directrice des communications
du Musée des beaux‐arts de Montréal
(514) 285‐1600, #194

Des illustrations se trouvent sur le site web du Musée au mbam.qc.ca/media

Pour obtenir les photos suivantes en haute résolution veuillez communiquer avec Alexi Hobbs : alexi.hobbs@gmail.com
696-05_07_ph-MBAM, 696-05_08_ph-MBAM et 696-05_09_ph-MBAM 

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  • Musée des beaux‐arts de Montréal 
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