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Dossier de presse
| no: 558-01
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Dossier de presse - Communiqué de presse - Le Conservatoire de musique et d'Art dramatique de Montréal et les installations de l'ÉNAP - Saia Barbarese Topouzanov Architectes

Le Conservatoire de musique et d'Art dramatique de Montréal et les installations de l'ÉNAP

Montréal, Canada

Saia Barbarese Topouzanov Architectes

Montréal, Canada, 30-05-2010 -

 À première vue, un tel projet a de quoi réjouir les architectes puisque le domaine des arts, de par sa vocation, fait la place belle à l'imagination et à la créativité. Mais la minceur du budget alloué prévenait toute envolée surtout parce qu’elle allait de pair avec le recyclage d'une école secondaire bâtie dans les années soixante. À cette époque, le béton avait la cote. Il avait été déversé en masse pour former une sorte de monolithe allongé, gris, rugueux et rébarbatif. C'était un véritable support à graffiti ou mieux, à calligraphie géante qui fait aujourd'hui le tour de l'édifice et cite des vers de Gaston Miron. Je ne suis pas parti pour revenir, j'arrive à ce qui commence. Désormais la parole inscrite délimite le territoire des arts, signale sa présence dans la ville et trace un programme architectural.


PROGRAMMES

Des salles de cours, de répétition d'orchestre, de spectacle, de concert (232 sièges), de théâtre (224 sièges), de récital (110 sièges), avec locaux connexes (loges, ateliers, réserves et d'entreposage), salles d'écoute et de visionnement, une salle multimédia, un atelier lyrique, des studios d'enseignement et de pratique, d'enregistrement radio et de télévision, des espaces administratifs et de vie étudiante ainsi que les bibliothèques du Conservatoire et de l'ÉNAP ; tous ces locaux se partagent 11000 mètres carrés et se répartissent suivant un organigramme qui distribue les fonctions et les espaces. 

PARTI

Volumétrie et extérieur
Le parti récupère le basilaire de la construction originale, son haut parallélépipède rectangle avec son immense puits central au-dessus de l'atrium de même qu'une cage de verre aménagée pour abriter une cour intérieure. Il leur intègre, à l'extrémité sud, une troisième construction de verre dédiée aux grands studios. Entre ces trois volumes, les surfaces laissées libres servent de toit vert du point de vue de la conservation de l'énergie et de jardin accessible aux usagers. 

Concept rassembleur
La forme allongée nord-sud de la bâtisse de même que sa tour ont déterminé d'emblée les deux principaux axes horizontal et vertical. Le premier englobe les deux étages inférieurs. Il dessine une longue artère peinte en gris métallique que ses vides et aires communicantes entre sous-sol et rez-de-chaussée, ses pans de couleurs variées, son va-et-vient rendent vivante. Cette circulation distribue les diverses fonctions et reçoit la lumière du jour jusqu'à son plus bas niveau, grâce à la cage de verre. 

Au croisement des deux axes, dans l'atrium, s'ouvrent le hall d'entrée et les foyers des salles de spectacles (concert, récital et théâtre). Le haut et gigantesque puits de lumière s'anime des allers- retours de l'ascenseur panoramique récupéré et de l'activité des studios de musique visible à travers leurs fenêtres vitrées attenantes. Celles-ci viennent entrecouper un mégamotif de veinures de bois peint sur les parois. 

EXPÉRIMENTATION SENSORIELLE

Le son 

Des particularités techniques 
Des solutions techniques liées à la fonction principale des lieux sont appliquées pour concilier les exigences du programme et les limites intrinsèques de la construction préexistante, notamment quant aux taux d'humidité relative à atteindre, aux degrés d'intimité sonore (FSTC NC) et aux conditions d'écoute des divers locaux. Entre autres, un corridor périphérique au mur rideau de la tour est desservi par un système de ventilation indépendant à faible taux d'humidité. Il évite les dommages à l'enveloppe d'origine laquelle n'aurait pu supporter les conditions d'humidité relative élevée exigée dans les studios. De plus, ce corridor redouble le sas mis en place à l'entrée des divers studios pour mieux les isoler les uns des autres. 

L'acoustique et l'atmosphère contrôlée des lieux constituaient une préoccupation de première importance et un problème délicat à relever qui, malgré les experts consultés, les expériences et les essais effectués ne se révèleraient vraiment concluants qu'au parachèvement du projet. 

Suivant l'usage et des croyances quasi mythiques, le bois était désigné comme le matériau par excellence pour, à la fois créer les conditions idéales en vue d’obtenir le meilleur son et aussi pour, visuellement donner une impression de chaleur. Mais son coût était encore hors d'atteinte. 

Dans la salle de concert et dans la salle de récital, de vulgaires panneaux de gypse peints or ou cuivre servent de solution de rechange. Or, l'acoustique y est excellent, indépendamment du matériau et en fonction surtout de sa disposition suivant des angles qui permettent de disperser le son. La configuration éprouvée des salles, en l'occurrence, shoe box et à l'italienne, leurs proportions demeurent les conditions primordiales de leur bonne qualité acoustique. À l'usage, les musiciens, les acteurs et les mélomanes se montrent très satisfaits. Plusieurs vont jusqu'à croire qu'il s'agit de bois. 

Voilà pourquoi, en vue d'éviter que la méprise ne se poursuive, sur les murs de béton du puits, des veinures de bois énormes et invraisemblables se dessinent et là, ne laissent subsister aucun doute. Elles suscitent des interrogations et une prise de conscience de l'architecture en tant qu'art de la forme et de la matière. 

Ce n'est que sur le toit aménagé en jardin que l'arbre reprend ses droits. Ailleurs, il est évoqué pour la place qu'il aurait pu occuper mais dont il a été détourné. 

De la lumière
L'aspect sensoriel de la perception des lieux est renforcé soit par la couleur sobre ou éclatante, soit par la lumière. Cette dernière constitue le matériau visuel par excellence, qui, avec ses multiples modalités vient modeler les volumes, leur donner du relief et créer des ambiances. Naturelle, elle se conjugue au gré des saisons et du temps qu'il fait. Invitée capricieuse mais adulée elle requiert d'être manipulée et filtrée avec dextérité tout comme le son dans les salles spectacle et de musique. Cette qualité sensorielle touche également au confort des usagers. 

Finalement, l'échelle humaine de l'édifice, la clarté de son plan et l'expression franche des forces de la tectonique induisent un sentiment de familiarité et de convivialité, amènent à la l'appropriation de cet habitat par ses usagers. 

Intégration d'éléments bioclimatiques 
De la décision de conserver de vieux bâtiments et de réhabiliter un site hostile jusqu'à l'aménagement du toit jardin à haute efficacité énergétique, l'édifice adopte les principes de la construction verte.

D'autres dispositions visent encore le bien être et la santé de l'occupant telles l'apport d'air frais, les vues sur le toit jardin etc. Les systèmes mécaniques permettent de respecter de stricts critères d'intimité sonore mais ils se traduisent également en économies de consommation d'énergie de 50%. 

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Contact média
Dossier de presse | 558-01 - Communiqué de presse | Le Conservatoire de musique et d'Art dramatique de Montréal et les installations de l'ÉNAP - Saia Barbarese Topouzanov Architectes - Architecture institutionnelle - Crédit photo : Vladimir Topouzanov
Crédit photo : Vladimir Topouzanov
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